Installation de panneaux solaires

3 août 2019 0 Par Camille Pieume

Capter et transformer l’énergie solaire, c’est possible en ville comme à la campagne. En règle générale, c’est sur le toit de votre habitation que vous trouverez la place nécessaire (10 à 30 m2) à l’installation des modules photovoltaïques, pièces maîtresses de votre générateur d’électricité.

Quels modules et où ?

Votre installateur vous aide à choisir votre matériel. Pour les modules photovoltaïques, exigez la garantie du constructeur et la référence aux normes NF-EN-CEI 61215 (silicium cristallin et couches minces) et NF-EN-CEI 61730 relative à la sûreté de fonctionnement des modules photovoltaïques. Les constructeurs garantissent en général une baisse maximale d’efficacité d’environ 20 % au bout de 20 ans d’utilisation.

Le toit est un emplacement particulièrement adapté. Les modules sont moins accessibles qu’au sol, ce qui est intéressant pour des raisons de sécurité. De plus, l’inclinaison d’un toit est souvent proche de l’inclinaison idéale d’un panneau photovoltaïque. Encore faut-il que l’orientation soit bonne : idéalement une orientation sud mais aussi sud-est ou sud-ouest. Dans les zones géographiques moins ensoleillées, il faudra prévoir une surface de modules plus importante pour obtenir la même quantité d’énergie électrique que dans une zone largement exposée. Il faut également éviter les ombres occultant le soleil, hiver comme été. Une façade bien exposée peut aussi constituer une alternative à la toiture.

Deux options s’offrent à vous pour implanter les modules photovoltaïques:

D’importants progrès ont été réalisés pour intégrer les panneaux photovoltaïques à l’architecture de votre maison.

D’importants progrès ont été réalisés pour intégrer les panneaux photovoltaïques à l’architecture de votre maison.

Non intégrés, les modules ne font pas partie de l’enveloppe du bâtiment. Ils peuvent être fixés par-dessus une toiture inclinée ou posés sur des châssis sur une toiture-terrasse.

Intégrés, ils sont utilisés comme matériaux de construction et font partie intégrante de l’enveloppe de la maison. Éléments de toiture ou de verrière, murs ou éléments de remplissage d’une façade, bardage, etc. Ils assurent alors une fonction de clos et de couvert.

L’intégration architecturale du générateur photovoltaïque est alors pleinement assurée : votre bâtiment devient lui-même producteur d’électricité.

L’onduleur, centralisé ou non

L’onduleur sert à transformer le courant continu produit par les modules en courant alternatif identique à celui du réseau. Il coupe également le courant venant de votre installation si le réseau est mis hors tension : cette précaution assure la sécurité du personnel d’intervention.

Peu bruyant, sa durée de vie est d’une dizaine d’années et tend à s’améliorer. Les constructeurs les garantissent en général pour 5 ans, avec parfois des extensions à 10 ou même 20 ans.

Il existe plusieurs types d’onduleurs, dont l’intégration au système photovoltaïque est différente.

L’onduleur « string » ou « divisionnaire » gère un ensemble de modules branchés en série (en général une dizaine). Un onduleur « string » peut gérer une installation de 500 W jusqu’à 25 à 30 kW.

Il se présente sous la forme d’un boîtier à fixer sur un mur dans un espace ventilé, le plus près possible des modules. Il est en règle générale facilement accessible.

En cas de défaut sur un module (baisse de production), la liaison série implique alors une diminution de toute la production des modules reliés à l’onduleur.

Le micro-onduleur (un par module photovoltaïque) permet un suivi de production et une optimisation du fonctionnement électrique de chaque module en fonction de ses caractéristiques propres (orientation, situation, mise en oeuvre…). Un micro-onduleur a une puissance unitaire équivalente à celle du module.

De plus petite taille, il est plus coûteux que l’onduleur « string ». Ce coût n’est en général rentabilisé que si le micro-onduleur permet un réel gain économique sur la production électrique,

c’est-à-dire si l’installation présente des modules avec de grandes disparités en termes d’irradiation (différents pans de toiture , ombrages sur certaines périodes, etc.).

Il se présente sous la forme d’un petit boîtier qui se câble à l’arrière ou à proximité immédiate du module. Il est nécessaire de veiller à ce qu’il soit bien ventilé pour éviter tout risque de surchauffe ou de dégradation prématurée.

En cas de défaut sur un module (baisse de production), seule la production du module concerné est impactée. En cas de défaut sur le micro-onduleur, une intervention en toiture sera nécessaire pour permettre l’accès au boîtier.

 Source: Guide pratique – électricité solaire, ADEME, Édition Janvier 2019